Patrick Lesage et Thibault Sablon lancent naia, une agence IA à destination des PME

Faire-part de naissance ce 19 octobre 2026 à Luxembourg. Son prénom: naia. Une agence IA née de la rencontre entre Patrick Lesage, à la tête de l’agence de communication Takaneo, et Thibault Sablon, qui a grandi avec les outils numériques. Le premier connaît les entreprises, leurs enjeux et leurs dirigeants. Le second sait rendre simples les technologies qui intimident.

Avec naia, ils entendent proposer aux PME du Luxembourg et de la Grande Région des outils adaptés à leur façon de travailler et former leurs équipes à les comprendre, à les maîtriser et à les utiliser au quotidien. Leur promesse: des premiers résultats visibles en deux semaines, même sans connaissance technique. À l’occasion de ce lancement, adada a interrogé les cofondateurs:

Pourquoi lancer naia aujourd’hui, et pourquoi en faire une marque distincte de Takaneo ?

Thibault Sablon : Tout est parti d’un formulaire de contact! Je venais de développer une application dans le domaine de l’événementiel, à côté de mon travail dans la finance. J’avais envie de créer ma boîte, et je cherchais un regard extérieur. Takaneo propose 30 minutes de consultation gratuite avec le boss, Patrick, sur le site de l’agence, alors j’en ai profité (rires). On s’est vus, puis revus, et on a vite compris qu’on regardait l’IA de la même façon, mais depuis deux points de vue différents. L’idée de naia est née de ces échanges.

Dirigeants comme collaborateurs, tout le monde sent le potentiel de l’IA, mais personne n’a le mode d’emploi. C’est exactement là que naia intervient.

Patrick Lesage, co-fondateur – naia

Patrick Lesage : Ces 30 minutes ont un peu débordé (rires). Avant de proposer quoi que ce soit, on a testé l’IA chez Takaneo, pour la recherche, la relecture, la traduction et la préparation. L’agence a continué de créer, l’IA a pris tout le reste, et on s’est dit que ça devait servir à d’autres. Et le moment est le bon. Dans nos premiers échanges, on entend souvent la même chose: « J’utilise ChatGPT pour ma recette de pâtes à la carbonara. Je sais que je pourrais en faire beaucoup plus, mais je ne sais pas quelle IA utiliser, ni par où commencer. » Et quand on demande à une équipe « Qui a déjà utilisé l’IA? », il n’est pas rare que certains lèvent la main… et que d’autres ne l’aient jamais essayée! Dirigeants comme collaborateurs, tout le monde sent le potentiel, mais personne n’a le mode d’emploi. C’est exactement là que naia intervient.
Vous remarquerez que naia est un peu la petite sœur de « neo » dans Takaneo. C’est voulu: naia est powered by Takaneo. Elle s’appuie sur mes plus de 30 ans d’expérience en stratégie de marque et en business development, et sur mon goût pour les challenges et les nouveaux départs. Mais attention: naia n’est pas un département IA ouvert par une agence pour faire du marketing. Takaneo reste l’agence de communication créative qu’elle est depuis 2014. naia, elle, nous ouvre à d’autres missions et à d’autres secteurs. Takaneo, c’est la rampe de lancement. Le but, c’est que naia prenne son envol.

Vous avez analysé plus de 150 acteurs de l’IA avant de lancer naia: quel constat, et qu’est-ce qui vous distingue?

Thibault Sablon : L’offre est abondante, mais elle laisse un vide. D’un côté, une multitude de free-lances pour qui l’IA est une activité annexe à leur emploi. De l’autre, de grands groupes IT et de conseil, tournés vers les grands comptes. Entre les deux, il y a les PME, qui forment pourtant l’essentiel du tissu économique luxembourgeois. Elles trouvent rarement un interlocuteur qui leur parle simplement, explique ce qu’il met en place et montre des résultats concrets. C’est là qu’on veut faire la différence.

Notre positionnement tient en une phrase: l’IA appliquée aux process des entreprises, et adoptée par leurs équipes.

Thibault Sablon, cofondateur – naia

Patrick Lesage : Et ce qui manque, ce n’est pas la technologie, c’est le discernement. Savoir quoi faire, pourquoi, et dans quel ordre. C’est exactement ce dont les dirigeants ont besoin face à l’IA. Chez Takaneo, notre signature est the extra human degree. naia en est le prolongement: le degré humain de l’intelligence artificielle. Notre baseline le dit: Meet the I in AI. Regardez notre logo: le « i » de naia est manuscrit. C’est l’humain dans l’IA. Parce que l’IA n’est rien sans l’intelligence humaine qui sait quoi en faire.

Concrètement, vous proposez quoi?

Thibault Sablon : Notre positionnement tient en une phrase: l’IA appliquée aux process des entreprises, et adoptée par leurs équipes. Pour y arriver concrètement, on agit sur trois leviers: on forme, pour comprendre; on autonomise, pour maîtriser; on automatise, pour amplifier. Les formations que nous proposons se font en petit groupe, directement sur les cas d’usage de l’entreprise. On autonomise grâce à des assistants IA qui connaissent les dossiers et processus de l’entreprise, pour qu’ils agissent comme une équipe de support. Enfin, on configure aussi des automatisations: des tâches répétitives qui tournent en arrière-plan, sans que personne n’ait à y penser. Un exemple d’assistant IA: chez Harlequin, le directeur technique reçoit chaque jour des comptes rendus de chantier de 25 à 100 pages. Là où leur lecture lui prenait des dizaines de minutes, l’IA les résume en 3 minutes. Autre cas, les appels d’offres: l’assistant IA rédige le premier jet, et le commercial le peaufine.

Chez naia, un projet type coûte entre 900 et 7.500 euros. La barrière d’entrée est bien plus basse qu’on ne l’imagine.

Patrick Lesage, co-fondateur – naia

Patrick Lesage : Ce qui me plaît dans ces exemples, c’est ce que les gens font du temps gagné. Le directeur technique dirige davantage son équipe. Le commercial passe plus de temps avec ses prospects. L’IA ne fait pas leur métier, elle leur rend du temps pour le faire mieux.

Combien ça coûte, et comment mesurez-vous les résultats?

Patrick Lesage : Un dirigeant n’investit pas dans une promesse, il investit dans un résultat. Alors on commence petit: un audit offert d’une heure. On y repère ce qui vaut vraiment le coup avant d’engager le moindre euro de plus. Ensuite, chaque projet est taillé sur mesure. Et le SME Packages – AI finance jusqu’à 70% d’un projet. Ainsi, un projet type coûte ainsi entre 900 et 7.500 euros. La barrière d’entrée est bien plus basse qu’on ne l’imagine.

Côté résultats, on mesure ce qui compte vraiment: le temps gagné.

Thibault Sablon, cofondateur – naia

Thibault Sablon : Côté résultats, on mesure ce qui compte vraiment: le temps gagné. Avant d’intégrer une solution, on chronomètre la tâche telle qu’elle est faite aujourd’hui. Après la mise en place, on mesure à nouveau. L’écart, multiplié par la fréquence, donne le nombre d’heures récupérées chaque mois. On suit aussi l’adoption: combien de collaborateurs utilisent réellement l’outil au bout d’un mois. Un outil que personne n’utilise ne fait gagner de temps à personne.

Patrick, qui fait quoi entre Thibault et vous, et quelle ambition pour naia?

Patrick Lesage : Thibault, c’est la génération qui a grandi avec les outils. Moi, c’est celle qui a construit les marques. Avec Takaneo, j’accompagne depuis 12 ans des entreprises et des institutions luxembourgeoises dans leur stratégie. J’apporte ce réseau, la confiance de dirigeants qui me connaissent, et le regard stratégique qui aide à faire les bons choix. Lui sait ce que l’IA peut faire. Moi, je sais ce dont l’entreprise a besoin.

Thibault Sablon : Moi, je teste tous les outils, je garde les meilleurs, je configure les assistants IA, les automatisations, et je forme les équipes. Mon terrain de jeu, c’est de rendre simples des technologies qui intimident. La question que l’on se pose en permanence, c’est « Est-ce que ça sert, et est-ce qu’on peut faire plus simple? ».

Aujourd’hui, naia s’appuie sur Takaneo. Demain, elle doit voler de ses propres ailes

Patrick Lesage, cofondateur – naia

Patrick Lesage : Notre ambition: devenir le réflexe IA des PME au Luxembourg et dans la Grande Région. Aujourd’hui, naia s’appuie sur Takaneo. Demain, elle doit voler de ses propres ailes, avec sa propre équipe et sa propre réputation. Avec une idée fixe: passer moins de temps sur ce que l’IA peut faire, et plus de temps sur ce que nous seuls savons faire.