Adblocker Google Chrome: Gérald Claessens (Knewledge) explique pourquoi Google n’est pas devenu fou

Publié le 14/03/2018

Le 15 février dernier, Google a lancé son propre bloqueur de publicités intégré dans la dernière version de son navigateur Google Chrome. Les extensions et autres add-ons permettant de bloquer la publicité ne sont pas nouveaux, mais c’est la première fois qu’un bloqueur de publicités est directement intégré dans un navigateur – qui est le plus utilisé au monde, par ailleurs.

Monsieur Claessens, Google est-il devenu fou ?

Pas du tout: afin de reprendre la main sur le phénomène des Ad Blockers, qui pouvaient potentiellement bloquer toutes les publicités, y compris celles servies par Google, ce dernier a finalement décidé de prendre les choses en main et de proposer sa propre solution afin de garantir la bonne diffusion de ses annonces – et sa première source de revenu – mais aussi améliorer l’expérience des utilisateurs, principalement sur mobile.

Quel est l’impact pour les utilisateurs ?

Google s’est basé sur les résultats de la recherche de la « Coalition for Better Ads » qui a révélé sans surprise que les animations flashy, les pop-ups, les vidéos autoplay et les publicités pleines pages étaient beaucoup trop intrusives pour les utilisateurs. Dès lors, pour les utilisateurs, Chrome bloque maintenant automatiquement les formats publicitaires suivants :

Sur mobile :

- Les pop-up,
- Les pages de pub qui s’affichent avant la page souhaitée ;
- Les vidéos en autoplay avec du son ;
- Les pages de pub qui s’affichent après la page souhaitée ;
- Celles qui prennent plus de 30% de la page ;
- Celles qui bougent trop vite ;
- Les grandes pubs qui suivent le défilement de la page ;
- Celles en plein écran, qu’il faut faire défiler pour atteindre le contenu.

Sur desktop :

- Les pop-up qui apparaissent par-dessus la page ;
- Les pages de pub qui s’affichent avant la page souhaitée, avec un compte à rebours ;
- Les vidéos en autoplay avec du son ;
- Les grandes pubs qui suivent le défilement de la page.

« L’impact pour les annonceurs n’est que positif. La majeure partie des formats non-intrusifs ne sont pas impactés. »

Et pour les annonceurs ?

L’impact pour les annonceurs n’est que positif! La majeure partie des formats non-intrusifs ne sont pas impactés, y compris évidemment les publicités en provenance de Google et de Facebook. Dans la plupart des cas, le blocage des publicités ne sera même pas perçu par les utilisateurs, mais garantit par contre aux annonceurs que leur publicité sera bien délivrée comme prévu.

Y a-t-il des répercussions côté éditeurs?

Les éditeurs qui utilisent des formats qui ne correspondent pas aux lignes de conduite reçoivent maintenant une note de la part de Google dans un nouveau rapport intitulé « Ad Experience Report », disponible depuis la Google Search Console. Un site recevant une mauvaise note aura alors 30 jours pour se mettre en conformité, après quoi Chrome bloquera les publicités sur ce site.

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