Sous le haut patronage de nous-mêmes: une fresque artistique aux allures de tract géant sur la façade de la CSL

Publié le 04/07/2017

Si vous traversez la passerelle de la gare de Luxembourg pour vous rendre dans le quartier de Bonnevoie, une fresque de 40 m² affichant le message «Sous le haut patronage de nous-mêmes» devraient attirer votre attention.

Le 27 juin dernier, la Chambre des salariés – dirigée depuis ce mois de juin par Nora Back – a en effet dévoilé le décor artistique de la façade de son nouveau bâtiment face aux Rotondes.

Pour info, la CSL souhaitant soutenir les artistes luxembourgeois avait lancé un concours pour un projet artistique pour décorer la façade du nouveau bâtiment de la CSL. Le jury du concours, composé d’experts du monde artistique luxembourgeois et de représentants de la CSL a retenu le projet d’œuvre de l’artiste Claudia Passeri.

En annexe du communiqué de presse de la CSL, Benoit Delzelle explique qu’en 2017, Claudia Passeri initiait un projet performatif et d’écriture intitulé «Papillons de résistance». Se référant au nom donné aux tracts de la Résistance française sous l’Occupation, ces papillons disent une «logique du refus», l’impérieux besoin d’agir, la puissance et l’espoir collectifs ainsi que le rôle potentiel de chaque individu, acteur de ses choix; pragmatiques pour certains, idéologiques, poétiques ou empreints de spiritualité et d’humour pour d’autres.

L’artiste décline ce projet sous une autre forme en 2019 en réalisant cette fresque sur la façade du bâtiment de la Chambre des salariés de Luxembourg.

Cette organisation est l’une des rares dans le pays qui donne effectivement une voix à tous, résident et frontalier, subordonné et supérieur hiérarchique, sans considération de nationalité, de patrimoine ou de secteur. C’est loin d’être anecdotique dans un pays où 47% des résidents sont étrangers et qui voit sa population augmenter de 30% durant les heures de bureau.

« Papillon de résistance de 40 m² aux grandes lettres, ce message véhicule l’idée d’une possible indépendance d’esprit, un empowerment des hommes et des femmes, une autodétermination. »

On peut y voir le symbole d’un progrès social et du souci de s’inscrire visiblement et utilement dans la société en s’unissant, en dépassant ses intérêts particuliers.

La forme du texte évoque les anciennes peintures publicitaires et rend hommage à la couverture d’un livre de Stanislav Kostka Neumann conçue par Josef Čapek en 1925.

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